Quand la peur des virus fait plus mal que le virus en soit

Faut que je parle, je ne suis certainement pas la seule à avoir un p’tit côté hypocondriaque qui prend le dessus beaucoup trop rapidement. Le virus est même pas dans maison que je panique déjà à l’idée de l’avoir. C’est 100% mental tout ça.

Les microbes ont fait leur comeback depuis les dernières semaines après (beaucoup trop) des mois de confinement. Le beau cadeau, youpi. Aussitôt qu’un ptit virus est derrière nous, un nouveau apparaît! Surprise!

Constamment je suis sur le qui-vive. Les gants sont pas loin. Le thermomètre pis l’advil non plus. J’attends, bien malgré moi, un virus qui va dégénérer, une nuit d’enfer, une semaine de congé à la maison parce que tout le monde est sur le cul. Y’a jamais de fin.

RESSAISIS-TOI!

Phrase que je me répète constamment, mais que clairement j’écoute à moitié. Je te jure, c’est bien malgré moi. J’aimerais me dire que c’est juste un p’tit virus, que ça va passer, que c’est normal qu’on soit malade, on a des enfants à la garderie. Ben non, je suis toujours la championne du scénario catastrophe pour un nez qui coule ou quand un enfant à la garderie a vomi aujourd’hui.

Quand ça arrive je ne me reconnais plus tellement la fatigue et l’anticipation est présente. Constamment en train de me battre pour ne pas trop que les microbes rentrent dans ma maison. Tu me diras qu’il faut ben qu’ils se fassent un système immunitaire ces p’tits cocos là. Ouin ben moi mon système immunitaire est scrap, pis ma santé mentale sur le bord aussi.

Fatiguée. À bout de toujours me demander si demain je vais pouvoir travailler ou si on devra réorganiser toute la semaine parce que le 8723e virus est rentré chez nous. On va se le dire, la santé est loin d’être acquise.

Pis tu sais, au final, malgré mes nombreuses crises d’hypocondriaques, ben je le sais au fond de moi qu’on a pas le choix de passer par là. Tous les enfants sont malades à différents degrés. Au moins la majorité du temps, les miens sont en santé. Thanks god.

Je vais faire de mon mieux et apprendre avec les années à moins anticiper, à laisser ça aller, à considérer que c’est normal pis qu’on va devoir constamment s’adapter. Nos enfants sont parfaits. Eux s’en foutent ben des microbes. Ils vont me faire rire pareil même s’ils ont la goutte au nez constamment.


Valérie Fillionhttp://lespaceurbain.com
Je suis le cliché de la fille épicurienne dans la vingtaine qui aime le vin & la crème glacée et qui met tout ça sur Instagram (@valefillion). J'ai aussi pleins d'autres belles qualités, comme te faire connaitre les plus beaux coins de Québec.

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