Le jour où je me suis choisie

Quand on dit qu’on doit s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer les autres, j’ai compris à quel point c’était la base pour entretenir des relations saines. S’aimer, s’écouter, faire ses propres choix, ce n’est pas toujours facile pour tout le monde. Ça semble bien beau dit comme ça, mais chaque humain n’a pas toujours la capacité de mettre cette «phrase facile» en pratique.

C’est pas mal mon cas, durant toutes mes années de vie à présent, je n’avais que très peu souvent mis en pratique cela, de m’aimer moi et de faire des choix pour moi. Dit de même ça peut aussi paraître égoïste de vouloir autant penser à soi, mais faire l’inverse peut aussi être toxique. Prendre toujours des décisions par rapport à la vision des gens autour, ne pas se faire confiance, ne pas s’aimer, parfois je pense que ça a du bon d’être égoïste pour pouvoir penser à soi et faire ses propres choix basés sur nos propres envies.

Il y a quelques temps, j’ai «catché» ce principe de vie. Que dans le fond, j’avais souvent basé mes choix sur la vision de mon entourage, sur ce que les autres allaient en penser, mais moi au final, est-ce que c’est ce que je désirais vraiment? Pas toujours. Ça fait quand même du bien, mais peur à la fois de réaliser qu’on a le droit de choisir ce que l’on veut, que de s’aimer c’est correct et qu’il faut se faire confiance. J’ai souvent eu d’la difficulté avec ma confiance en soi, j’ai passé plusieurs années d’intimidation à l’école, j’étais timide et tous ces petits commentaires, aussi insignifiant soit-il m’affectaient au plus haut point. Plus ces commentaires grandissaient, plus ma confiance disparaissait, et plus j’essayais de tout faire pour plaire aux autres en espérant que tout cela puisse finalement s’arrêter.

Cela fait déjà plusieurs années que j’ai pu au moins reprendre sur moi, même si ma confiance est encore fragile et le sera probablement toujours. Au moins, j’ai appris à être moins timide, d’être plus moi même, et d’essayer d’ignorer le plus possible les petites choses qui pourraient m’affecter. Quoi qu’il en soit, j’ai encore ce sentiment de «devoir plaire». On l’a probablement tous au fond de soi à des degrés différents. Pour moi, présentement, j’apprends encore à faire plus de choses pour moi et un peu moins selon la vision de ce que les autres attendent de moi. Ça fait du bien. J’ai fait des choix, j’ai fait des changements qui me font un bien fou. Des choix stressants, mais qui donneront certainement des résultats.

Voilà pourquoi aujourd’hui je me suis choisie. J’ai choisi un parcours différent, mais qui pourtant me ressemble plus, me rends plus heureuse. Demain, je vais tout faire pour me choisir encore, et à chaque jour à l’avenir..

Valérie Fillionhttp://lespaceurbain.com
Je suis le cliché de la fille épicurienne dans la vingtaine qui aime le vin & la crème glacée et qui met tout ça sur Instagram (@valefillion). J'ai aussi pleins d'autres belles qualités, comme te faire connaitre les plus beaux coins de Québec.

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