Girltalk

L’internet tout-puissant ou être la figurante de sa propre vie

Facebook, Snapchat, Instagram. Repeat. Par habitude, pour échapper à ton quotidien, parce que tout est plus simple en ligne. Tu ne comptes plus les heures. Mais tu t’évades et ça fait du bien. Tu te réveilles et ça recommence; les likes, pendant d’innombrables minutes. Tu te fais prendre au jeu. T’as soif de quoi, au juste? De fame? Non. Tu peux être toi-même, simplement. C’est ton monde, ton univers. Les gens sont ouverts, plus que dans la vraie vie.

Tu te questionnes quelques fois, à savoir ce qu’elle serait, cette vie, sans ces réseaux sociaux. De quelle façon se caractériseraient nos rapports à autrui? De quelles manières les entreprises auraient-elles su évoluer, sans l’apport de la technologie? We’ll never know, parce qu’on est de cette génération qui immortalise tout, allant de notre déjeuner chez Cora à nos cafés Starbucks. Notre façon de percevoir le monde serait sans doute tout aussi différente. De nos jours, on peut connaître le déroulement des événements chez notre pays voisin, on reste informé et sensible à la diversité. Good, un point positif. Pour la majorité d’entre nous, j’ose croire.

Peut-être que t’as peur de voir défiler les moments, les gens, les opportunités, sans être en mesure d’en tirer avantage, puisque t’es online assez régulièrement. Est-ce que c’est fake? Pas pour autant. T’envies parfois les youtubeuses et les blogueuses qui semblent avoir des vies de rêve. T’as, à l’occasion, le sentiment d’être la figurante de ta propre vie. Tu consacres du temps à tes stories, à tes amies virtuelles. Mais elles sont devenues réelles. Pis ça t’apaise. Autre point positif.

Certaines personnes sont curieuses. Elles tentent de comprendre ce mode de vie qui est désormais devenue une habitude. D’autres souhaitent camoufler le jugement que tu peux clairement apercevoir dans leurs regards. T’as sûrement besoin d’attention, qu’ils se disent. Yeah right. 

Ça semble plus beau sur les internets et sur les comptes des Instaqueen que tu regardes d’un œil envieux. Hey, tu dois relativiser. Nul besoin de te photoshopper à outrance pour plaire ou ressembler à la fille que tu trouves chix. C’est grand, la webosphère. Tu y trouveras assurément des gens qui te feront sentir bien avec ce que t’es, fondamentalement.

Je sais qu’il y a des jours où t’as envie de remercier Mark Zuckerberg; il t’a apporté pas mal plus que des likes.

See you, quelque part sur les zinternets.

Crédit image à la une: Paul Hanaoka sur Unsplash

Je me laisse inspirer par les humains qui croisent ma route et les expériences qui me servent de références. Des fois, ça donne des petits textes cutes. Je prends plaisir à vous les partager, un matcha à la main et la caboche pleine de rêves.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *