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S’ouvrir aux gens: un défi

On peut catégoriser l’être humain de 1001 façons différentes. Gros, petit, intelligent, déterminé, hautain, colérique, sensible, sociable. On met en lumière des caractéristiques physiques, de même que des traits de personnalité. On appose des étiquettes, sans broncher; sans connaître réellement. Somme toute, les perceptions de ceux qui nous entourent peuvent être variées. Les opinions diffèrent, selon ce qu’on a bien voulu laisser paraître. Le truc, c’est qu’il nous est possible de modifier facilement nos agissements ou notre caractère, en fonction de ce qu’on perçoit comme étant les limites de l’autre. Il est probable qu’un aspect de ce que je suis plaise à mon bon ami, mais soit proscrit par mon collègue de travail. L’humain est un animal social; il s’adapte.

Ma petite théorie m’emmène à croire qu’il est ardu de s’ouvrir complètement aux gens. Selon moi, ce défi ne se témoigne pas nécessairement que par la timidité. Parfois, c’est l’indépendance qui entre en jeu. On ne se mêle pas aux autres, de peur de trop s’attacher, puis d’être blessé, comme on l’a été par le passé. Les souvenirs de trahisons lointaines refont surface. On se contente donc de quelques bons amis, puisque c’est ce qui importe. Et c’est rare. La qualité, c’est bien mieux que la quantité, tsé.

Ça, je pense qu’on le réalise avec le temps. Parce qu’on est épuisé de s’investir dans des relations fragiles. On se fatigue à justifier nos actions, lorsqu’on n’a pas réussi à cerner l’infranchissable. On est essoufflé de surveiller nos faits ou de censurer nos paroles. Pis d’être déçue. Surtout d’être déçue. C’est éreintant, avoir l’impression de donner tout notre petit change, mais de recevoir une cenne noire en retour.

On est aussi parfois effrayé à l’idée de refaire confiance. On tentera à nouveau d’offrir certaines parcelles de nous à ceux et celles qui sembleront nous ressembler, qui sembleront s’intéresser, qui voudront tenter de comprendre, lorsque les points de vue seront distincts et sujets à la prise de bec. On aura possiblement l’impression de s’être fait avoir, une fois de plus. Ou on sera étonnamment surpris. On pourra alors chérir ces liens, puis les glisser dans la catégorie des «précieux». Pas mal mieux qu’une poignée de change, finalement!

Crédit image à la une: Nathaniel Flowers sur Unsplash

Je me laisse inspirer par les humains qui croisent ma route et les expériences qui me servent de références. Des fois, ça donne des petits textes cutes. Je prends plaisir à vous les partager, un matcha à la main et la caboche pleine de rêves.

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