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Moi, patiente?

J’ai toujours cru, et on m’a souvent laissé penser que j’étais le genre de personne impatiente, qui n’aime pas attendre après les autres, qui n’aime pas l’incompétence. Bref, impatiente comme dans je-pogne-les-nerfs-facilement, et ce, sans préavis.

Puis un jour, la cigogne est passée pour la première fois et avec celle-ci un beau bébé BABI. Oui! Oui! Ce genre de Bébé Aux Besoins Intenses pour qui tous et chacun se permettent de dire qu’il est trop gâté parce que dès qu’on le dépose, il pleure. Ou encore que je devrais le laisser pleurer parce que tous ses besoins sont comblés et que clairement, il a besoin de rien. Bref, avec ce bébé ne venait pas un lot supplémentaire de patience. Donc, j’ai dû user de stratégie pour pouvoir passer au travers. Puis finalement, je pense que j’ai réussi sans trop de peine et de misère.

Et puis, la cigogne est repassée, une seconde fois, m’apportant cette fois-là mon doublé de bébés. Mais encore une fois, le niveau de patience n’avait pas triplé. Alors, je me suis parlée haut et fort. Je me suis chuchotée que j’allais y arriver, que tout finissait par passer, qu’avec de la patience, du doigté et du tact, on pouvait réussir à gérer une puis pourquoi pas deux « terrible two » en même temps en plus d’une grande qui revendiquait, elle aussi, sa place et mon attention.

Crédit photo: https://unsplash.com/photos/uCr6VI7Kwfk

Puis là, la cigogne est repassée, par choix, et je ne me suis pas demandée comment j’allais y arriver. Par contre, par moments, j’ai eu des doutes, des peurs. Y’a des moments dans la journée où j’aurais tout lancé en l’air même encore aujourd’hui. Y’a des moments, où en silence, dans ma tête parce que c’est pas le genre de choses que tu cries sur les toits, je me suis dont trouvée inconsciente, complètement folle, d’avoir pensé que je pourrais y arriver, que je serais capable d’en gérer un de plus. Mais ça, chut! Faut pas le dire trop fort parce que nous, société québécoise, on est dont bon pour lancer des tomates à ceux qui ouvrent leur cœur sur la place publique.

Alors maintenant, malgré toutes les tempêtes, les tsunamis de ma vie quotidienne, malgré le fait que je cherche, dans chaque allée de mon épicerie, la fameuse dose de patience qui va me permettre de finir cette journée.. Je finis toujours par puiser au fin fond de mon âme cette dose de patience que je gardais en réserve pour les jours de grand désespoir parce que nous, les mamans, l’amour pour nos petits nous aide à être douces même quand on a dont envie de craquer!

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