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Comment survivre à une sortie à la crèmerie?

Décidée par une belle soirée ensoleillée de faire plaisir à ma marmaille et de les amener toutes à la crèmerie peut facilement ressembler, en tout cas dans mon cas, comme à une course à obstacles de type Spartan Race. Oui oui vous avez bien lu? Une course dans laquelle tu penses mourir trois fois, que tu n’as aucune idée de comment et dans quel état tu la finiras.

Donc visiter le bar laitier du quartier peut vraiment s’apparenter à cette expérience. En voici pourquoi:

Tout d’abord à l’annonce que tu as envie de leur faire plaisir, les petits commencent déjà à penser à ce qu’ils feront comme choix: une molle à la vanille ou bien deux couleurs ou bien non une barbotine ou encore un sorbet (oui mais lequel?) ou tiens tiens pourquoi pas un mont blanc – mélange de barbotine et de molle à la vanille.

Mes enfants deviennent en transe juste à l’idée de penser à ce qu’ils mangeront et on est pas encore partis.

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Maintenant qu’on a pris la décision d’y aller et bien faut y aller. Plus le choix, plus de retour en arrière: c’est un GO vers l’inconnu. Mais encore faut-il tous les attacher dans la voiture. Bon grande poule est autonome de ce côté, ça nous donne une chance. Au tour des jumelles maintenant mais j’oubliais juste avant il faut embarquer mini poulette. Elles ont beau être toutes attachées, on est pas encore parties que la chicane commence à prendre. Les « j’suis-trop-serrée », les « est-ce que c’est loin? », les « jai-chaud-as-tu-parti-lair-climatisé » ont déjà commencé à se faire entendre et on a pas fait deux coins de rue. J’pense déjà à en descendre une sur le coin de la rue mais je me ravise en me disant que c’est supposé être une belle activité.

On arrive finalement à la crèmerie. Une chance que tout le monde avait fait son choix avant d’arriver ça permet de sauver du temps. Je commande pour tout le monde sauf pour moi, car clairement j’aurai pas assez de mains pour manger un cornet. Alors je prends le bébé sous le bras, le premier cornet dans l’autre main, ma plus vieille avec les deux autres cornets et ah oui j’ai oublié de vous dire que je suis pas encore assez cinglée pour aller là sans avoir pensé aux renforts: donc j’en donne deux à Mamie.

Ouf! On peut enfin aller manger notre cornet. On s’assoit dehors à la table à pique-nique et là je dois éviter d’être proche d’un chien parce que mes jumelles pourraient carrément faire office de chapeau sur ma tête. Minie poulette qui déguste avec appétit et non sans dégât son fameux bébé cornet. J’essaie d’éviter les dégoulinades parce que dans ma folie de quitter pour venir ici ben j’ai complètement oublié la fameuse bavette. Une de mes jumelles déguste ou plutôt se délecte de sa crème glacée molle lichant son cornet avec technique et application, mais tout en douceur à l’image de son tempérament. Grande poule à presque déjà fini le sien que le cornet de mon autre moyenne fond à vue d’œil. Alors j’y vais à grands coups de: « Allez liche ma chérie! ». En fait, mon mantra est vraiment ça: « Liche! Allez liche! ». Une chance qu’on est au bar laitier parce que clairement mes propos pourraient sûrement porter à confusion.

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Notre collation se terminant, on passe maintenant au débarbouillage de la marmaille. Mais là, c’est immanquable, chaque fois ça se produit: chacune veut aller à la toilette et ce, à tour de rôle. Alors, je repars une après l’autre visiter les toilettes parce que je sais pas si vous êtes comme moi mais moi, mes enfants se font un malin plaisir de visiter chaque nouvelle toilette rencontrée sur leur chemin. Faut croire que c’est une activité en soi.

Après toute cette aventure, on refait l’étape du bouclage de tous les enfants dans la voiture sans avoir omis préalablement de tous les avoir compté question de ne pas en avoir oublié une cachée quelque part. Et quand je constate quelles sont toutes présentes et bien moi je réalise qu’une sortie d’une heure, ça brûle la maman que je suis mais oh combien de sourires collés je peux constater dans mon rétroviseur.

Jeune femme à l'aube de sa quarantaine, bachelière en droit, entrepreneure depuis peu, vice-présidente pour le Réseau des Mères en Affaires et maman d'un joli petit poulailler comptant 4 poulettes, j'ai une vie plutôt mouvementée. Je me plains à dire que ma vie est zoo, mais oh combien je l'aime ce zoo! Chez moi, le silence règne rarement, mais les éclats de rire ou les envolées lyriques de mes filles remplissent mon univers. Malgré tout ce brouhaha, j'aspire à devenir de plus en plus zen, mais il s'avère qu'il s'agit d'un travail de chaque instant. Alors j'essaie de les vivre intensément!

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